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Un angraecum sesquipedale “nain”.
Syn. Angraecum sesquipedale var. angustifolium
Origine - habitat
Cette orchidée est endémique de Madagascar où elle croît dans les forêts caduques saisonnières sèches du sud-ouest de l’île, dans la région de Toliara (Tuléar).
C’est une plante épiphyte qui fleurit en août/septembre dans son habitat d’origine.
Description
Cet Angraecum ressemble très fortement à Angraecum sesquipedale avec des feuilles en ruban disposées sur le même plan, en éventail, et de couleur gris vert. En revanche, deux grandes caractéristiques permettent de distinguer les deux espèces :
- Angraecum bosseri arbore des feuilles présentant un resserrement des feuilles sur leur première moitié (feuilles “en gouttière”) alors qu’Angraecum sesquipedale a des feuilles rubanées sur toute leur longueur.
- enfin, cette charmante espèce dépasse rarement les 40/50cm de haut, ce qui est bien plus raisonnable que le mètre atteint par Angraecum sesquipedale au bout de plusieurs années de culture.
En Europe, la floraison intervient généralement en fin d’année, plus rarement en automne.
Les hampes florales axillaires (latérales), souvent au nombre de 2 ou 3 sur les plantes adultes, portent en moyenne 2 grandes fleurs étoilées et cireuses de 14cm. Ces dernières sont munies à l’arrière d’un éperon nectarifère de 20cm et sont blanc ivoire. Leur parfum caractéristique se dévoile uniquement la nuit, étant fécondées par des papillons nocturnes. Les fleurs sont très similaires à celles d’Angraecum sesquipedale, si ce n’est leur taille un tout petit peu plus petite.
Culture
- Lumière et température.
Cette orchidée demande un emplacement très lumineux pour croître et fleurir correctement. De mars à octobre, prévoir un voilage pour tamiser les rayons directs du soleil. Cette protection pourra être retirée le reste de l’année. Dans nos serres de Boissy Saint Léger, nos plantes-mères d’Angraecum reçoivent pendant l’hiver les rayons directs du soleil levant jusque vers 11h. En été, le soleil étant plus haut, cette exposition directe est plus courte, les rayons solaires étant rapidement tamisés par les toiles d’ombrage.
Il s’agit clairement d’une orchidée appréciant les ambiances chaudes, une température minimum de 15°C lui assurant le confort nécessaire. Pendant la journée, la température pourra monter à 30°C si l’humidité ambiante est élevée et les arrosages effectués en conséquence.
- Arrosage et engrais
Cette espèce demande des arrosages réguliers toute l’année. L’eau devra être non calcaire et à température ambiante.
Comte tenu de sa taille réduite (pour le genre), Angraecum bosseri est généralement cultivé dans des pots de taille raisonnable (un Ang. bosseri adulte est à l’aise dans un pot de 16cm de diamètre). Par conséquent, les arrosages pourront être cadencés à 1 fois par semaine, voire 2 fois par semaine l’été en période de forte chaleur. L’hiver, si la température nocturne est relativement fraîche, les arrosages pourront être réduits à 1 fois tous les 10 jours.
L’engrais sera appliqué en fonction de la croissance de la plante et toujours après un arrosage classique à l’eau claire.
Au printemps et en été, vous pourrez distribuer un engrais équilibré au rythme d’un arrosage sur deux.
L’automne et l’hiver, préférez un engrais de type floraison (appauvri en azote) qui sera appliqué une fois par mois.
- Rempotage
A effectuer à partir du printemps. Cette opération est peu appréciée des Angraecum mais demeure cependant indispensable dès que le substrat commence à se décomposer et à retenir trop l’eau (phénomène éponge). Adaptez la grosseur du substrat en fonction de la taille du pot mais préférez toujours un substrat un peu plus gros que trop fin, les racines d’Angraecum bosseri étant sensibles à la pourriture. Un mélange drainant, à base d’écorce de pin, par exemple, est idéal. Après avoir retiré le pot, ne déroulez pas la motte. Eliminez l’ancien substrat entre les racines en le délogeant à l’aide d’un bambou, tournez la plante à l’envers, supprimez les racines mortes, regarnissez les trous avec du substrat neuf et enfin retournez rapidement la plante dans le pot neuf et légèrement plus grand. Finissez de combler avec du substrat neuf. Tassez fortement le mélange. Pendant le mois qui suit contentez-vous de brumiser la surface du pot tous les jours. Reprenez ensuite arrosage et fertilisation. Un Angraecum dont les racines ont été malmenées ou tronçonnées va stagner pendant une ou deux années avant de reprendre une croissance régulière et surtout de refleurir.
Pour tous ceux qui sont effrayés par la “grande” taille d’Angraecum sesquipedale, voici une espèce qui en présente tous les avantages sans les inconvénients.
L’Angraecum bosseri est en vente sur Lorchidee.fr

Costa Rica, Panama (fleur nationale), Colombie, Venezuela, Equateur.
Orchidée-colombe, orchidée du Saint-Esprit
Origine - habitat.
Cette orchidée originaire du sud de l’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du sud est, depuis 1980, la fleur nationale du Panama. Malheureusement, elle a pratiquement disparu de ce pays, victime du ramassage intense, tant des plantes que des fleurs. Elle est désormais classée en Annexe 1 de la Convention de Washington. La cueillette, la détention, le transport et la commercialisation de tout ou parties de cette espèce, s’il s’agit de plantes sauvages, sont strictement interdits et réprimés. Bien entendu, les plantes proposées dans le commerce par les professionnels proviennent de multiplication artificielle in-vitro, ce qui permet aux amateurs de cultiver cette très belle orchidée en toute légalité et sans le moindre remord.
Dans son habitat, Peristeria elata prospère en épiphyte dans les forêts humides d’arbres caduques, à une altitude allant du niveau de la mer à 1000m. Elle est généralement installée sur les plus hautes branches moussues mais peut également croître au sol en bordure de bois.
Le biotope particulier de Peristeria elata conditionne directement le succès de sa culture. Il est soumis à un climat de type “mousson” caractérisé par une saison chaude et très humide (printemps, été) suivi d’une période plus sèche et plus fraîche (automne, hiver). Pendant cette saison, les arbres perdent leur feuillage et les plantes de Peristeria sont directement exposées au soleil.
Description.
Il s’agit d’une orchidée de grande taille présentant des pseudobulbes rapprochés, de forme ovoïde à ronde, pouvant atteindre 12 à 15cm de haut. Chaque pseudobulbe porte en moyenne 4 grandes feuilles tendres et plissées, en forme de fer de lance, mesurant 1 mètre de long sur environ 15cm à leur plus grande largeur. Il s’agit donc d’une orchidée parfaitement capable de rivaliser avec un cymbidium de par son ampleur.
Les tiges florales érigées et rigides mesurent en général autour de 1m à 1,30m (parfois plus) et apparaissent en été, au côté des nouvelles pousses, depuis la base des nouveaux pseudobulbes arrivés à maturité.
Elles portent sur leur tiers supérieur jusqu’à 20 fleurs de 8cm s’ouvrant successivement par petits groupes, si bien que la floraison s’étend sur plusieurs semaines.
Les fleurs cireuses sont de couleur blanche. Elles sont un peu en forme de coupe et dégagent un délicieux parfum épicé. Le labelle, très développé, est pointillé de pourpre sur ces faces intérieures latérales. Avec la colonne, il fait immanquablement penser à une colombe installée sur son nid, d’où le nom commun de cette espèce (“orchidée-colombe”).
Culture
Compte tenu du climat dans lequel elle vit, Peristeria elata présente une période de croissance (du printemps au milieu de l’automne) et une période de repos (du milieu de l’automne à la fin de l’hiver) nettement séparées.
- Lumière et températures.
Ayant des exigences en lumière et en température proches de celles des cattleya et de leurs hybrides, Peristeria elata pourra être avantageusement cultivée en leur compagnie.
Pendant sa période de croissance :
- elle sera exposée à une lumière intense tamisée par un voilage.
- la température pourra être maintenue entre 18°C (nuit) et 25°C, sachant qu’une température supérieure (jusqu’à 30°C) ne pose pas de problème si la plante est arrosée en conséquence.
Pendant sa phase de repos :
- elle pourra pratiquement être exposée à la pleine lumière sans protection, en prenant toutefois garde aux premiers violents rayons du soleil dès février/mars pour les fenêtres orientées au sud. Cette lumière intense est indispensable pour la maturation des pseudobulbes et le déclenchement de la floraison.
- la température sera maintenue plus basse et descendra avantageusement vers 15°C la nuit pour monter autour du 20°C le jour. Cette baisse de température, couplée à une forte luminosité, favorise la mise à fleurs.
- Arrosage et engrais.
Dans ce domaine également, il convient de suivre le cycle de la plante. Les racines de Peristeria elata ont la même structure “velue” que celles des paphiopedilum. En conséquence, elles ne doivent jamais sécher complètement, sous peine de les voir mourir.
Pendant la période de croissance, les arrosages seront copieux et abondants. La motte devant rester humide et la plante ayant une croissance très vigoureuse et de grandes feuilles évaporant l’eau, les arrosages pourront être répétés, si besoin, plusieurs fois par semaine, sans toutefois laisser le pot baigner dans une soucoupe. Un engrais équilibré pour orchidées sera distribué au moins 2 fois par mois, voire chaque semaine si on est certain que la plante ne manquera jamais d’eau. A cette époque de l’année, les pseudobulbes ne doivent pas se rider.
Quand les pseudobulbes ont fini leur croissance, il convient de réduire progres-sivement les apports d’engrais (1 fois par mois) et les arrosages.
Pendant la période de repos, la température étant plus basse, les apports d’eau seront plus espacés en laissant sécher la motte sur environ la moitié de la hauteur du pot. L’apport d’engrais sera stoppé. Pendant cette phase, les pseudobulbes pourront très légèrement se rider et perdre, pour les plus anciens, leurs feuilles.
- Rempotage.
il aura lieu tous les 2 ou 3 ans pendant la croissance, après la floraison. Utiliser un pot adapté à la taille de la plante (sans le surdimensionner toutefois !) et du mélange de rempotage de calibre moyen à base d’écorces de pin dépoussiérées. Compte tenu des arrosages fréquents exigés par cette espèce, le support de culture doit être parfaitement drainant.
Vous l’aurez compris, pour apprivoiser Peristeria elata, tout est une question de doigté et d’apprentissage. Mais cette somptueuse espèce rare est heureusement tolérante et adaptable.
Alors, laissez-vous tenter sur Lorchidee.fr

ORCHIDEES ET OEILLETS
Henri Vacherot, ancien jardinier de la duchesse de Galliera, fonda en 1886 un l’établissement horticole situé à “La Tuilerie” à Boissy Saint Léger, qui deviendra quelques années plus tard Les Orchidées Vacherot & Lecoufle.
Membre de la Société Nationale d’Horticulture de France (la SNHF), sa passion pour les beaux végétaux le conduisit à s’intéresser tout d’abord aux bégonias à fleurs ainsi qu’à une variété d’oeillet particulièrement remarquable par la taille de ses fleurs : il s’agit de l’oeillet Le Colosse dont la fleur coupée était destinée aux boutonnières, très en vogue à l’époque.
Cette variété est très ancienne puisqu’elle est déjà mentionnée dans “Elemens de botanique ou Méthode pour connoitre les plantes”, ouvrage publié par Joseph Pittton de Tournefort en 1797.
Si Henri Vacherot décida rapidement de consacrer le reste de sa vie à la culture des orchidées, il n’en reste pas moins que sa collection d’oeillets Le Colosse resta pendant longtemps une référence.



